Fneijma

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Le titre MIMA Les épreuves Les annales   L'asso des certifiés

Le TITRE MIMA

Musicien Interprète des musiques actuelles, un artiste professionnel

En accordant les termes « artiste » et « professionnel », il ne s'agit pas d'empêcher quiconque de jouer, ni de dire qui est artiste et qui ne l'est pas. Il s'agit de définir des critères permettant de désigner un artiste comme professionnel et ainsi de lui permettre d'accéder à un statut, à des prestations sociales et à des droits attachés à ce statut, y compris ceux de la reconversion.

MIMA, un titre professionnel national de musicien

Si la formation professionnelle ne garantit pas un volume d'emploi suffisant pour vivre de son art, elle apparaît cependant comme un marchepied efficace pour multiplier les chances de se professionnaliser. Alternative à l’auto proclamation, et prenant en compte les particularités de ce métier (la difficulté de mesurer une activité artistique et le fait qu’aucun diplôme ou titre n’est un passeport pour l’emploi), la Fneijma a mis en place un examen (le Certificat Fneijma) aboutissant à un titre national professionnel, commun à l’ensemble des écoles de la Fédération : musicien interprète des musiques actuelles.

Le titre MIMA est un repère d’entrée vers la professionnalisation (*1) et la concrétisation d’un projet artistique personnel pour les étudiants et stagiaires des centres FNEIJMA. Il est à la fois un miroir des pratiques pédagogiques des différentes écoles, mais aussi un éclairage sur l’environnement culturel et professionnel de ces musiques. Il participe à la mise en place d’un projet commun de formation sur les musiques actuelles et de la structuration du secteur. Il correspond à une validation des acquis repérable (*2) et apporte un gage de crédibilité aux enseignements dispensés.
 
Le titre de Musicien interprète des musiques actuelles/Certificat Fneijma : un niveau IV
Le titre MIMA est inscrit au niveau IV (Baccalauréat), il est le premier échelon d’artiste de la musique reconnu officiellement* comme certification professionnelle par le RNCP. Au plan musical, la Fneijma le positionne comme premier niveau de connaissances en deçà duquel il apparaît incertain de postuler au professionnalisme en qualité d’artiste de la musique, la définition de “professionnel" admise étant « celui qui vit de son métier sur la durée ».

Historique

L'origine
Entre 1976 et 1990, les écoles de la Fneijma se sont créées par défaut, pour combler l’absence de proposition d’enseignement et surtout de formation professionnelle  en Musiques Actuelles par les établissements spécialisés (conservatoires). Issues d’initiatives d’artistes musiciens de grande expérience et pour certains de renommée internationale, ces écoles ont rapidement mis en place des cursus organisés qui aboutissaient à des attestations de formation délivrées par les établissements eux-mêmes. Avec la création de leur fédération en 1990, elles se sont dotées de moyens pour mutualiser leurs compétences et se sont très vite interrogées sur la pertinence d’un référent commun pour valider les études qu’elles dispensaient. Cette démarche était largement soutenue par le Syndicat National des Artistes Musiciens et le Syndicat Français des Artistes (membres du conseil d’administration à cette époque).
 
Elle déboucha sur une étude nationale, cofinancée par le ministère de la Culture, le FCM, (Fonds pour la Création Musicale), la Spedidam (Société des artistes musiciens interprètes) et l’Adami (Société des artistes interprètes).Cette étude met en avant l’impact de la formation sur la qualité de l’emploi et, parmi ses préconisations, met l’accent sur la nécessité de « concrétiser un label commun : le diplôme dans le sens où il contribue à l’inscription professionnelle et qu’il constitue une sorte d’objectif contractuel et dans les relations avec l’environnement un « label ».
Dans le même temps, à la suite de la crise de l’intermittence de 1991/1992, le gouvernement prenaient « 22 mesures pour l’emploi des intermittents » parmi lesquelles, l’extension des conventions collectives et l’imposition d’un taux unique fort pour la Formation Professionnelle Continue des artistes et techniciens montraient l’importance de la reconnaissance des professionnels, de leur qualification et de la formation. Par suite,  les professionnels du Spectacle vivant, soutenus par le ministère de la culture, mettaient en place les outils de la structuration de leur secteur : création de la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation du Spectacle Vivant (CPNEF-SV), et lancement du premier Contrat d’Etude Prospective (CEP) sur le secteur, réalisé de 1995 à 1996 qui préconisait un certain nombre de mesures touchant à la qualification des artistes abondant dans le sens de la Certification.

La création du certificat
Notamment cette étude définit comme suit  les composantes de l’inscription professionnelle des artistes :
. la possession d’un savoir-faire,
. l’incorporation dans des réseaux professionnels
. le jeu en public
. la capacité à vivre de leur profession.
Toutes caractéristiques qui peuvent s’acquérir dans le cadre d’une « formation sur le tas » mais aussi dans le cadre de formations mises en place par les écoles de la Fneijma.
Pour présenter une alternative à l’auto proclamation souvent de mise dans ce secteur, il convenait donc de s’interroger sur l’opportunité d’installer un système de validation des connaissances dans le domaine des Musiques Actuelles par un référent, un diplôme ou un titre. Plusieurs considérations prônaient pour sa mise en place :
- l'émulation des apprenants (élèves, stagiaires, étudiants, apprentis, ...) :
Le diplôme fixe la valeur pédagogique des études musicales: c'est une référence très demandée par les apprenants (et leurs parents)  pour guider leurs études, leur cheminement, pour aiguiser leur appétit d'apprendre.
- l'outil de dialogue institutionnel :
La pratique musicale est mal connue de l'administration, des services sociaux, des collectivités. Lorsque les institutions rencontrent les problèmes de l'enseignement musical, elles ont besoin de points de repères, identifiables selon leurs propres critères. C'est par exemple, le cas de l'accès aux fonds de la formation diplômante.
- l'insertion professionnelle :
Les responsables qui sont en charge de la Formation Professionnelle s'interrogent sur la rentabilité de l'investissement en matière d'emploi.
Le diplôme n'est pas un passeport pour l'emploi, mais il est en quelque sorte une démonstration de compétence : il révèle des aptitudes du titulaire à exercer l'activité, il fournit la preuve de la capacité du titulaire à mener un parcours organisé pour atteindre un objectif, et il définit les disciplines à aborder.
Prenant  en compte les particularités de ce métier, notamment sur 2 points :
. la difficulté de mesurer une activité artistique.
. le fait qu’aucun diplôme ou titre n’est un passeport pour l’emploi,
pour améliorer la visibilité de l’offre de formation pour les individus, les entreprises et les institutions en réduisant le nombre de certifications et pour les articuler entre elles, la Fneijma a mis en place en 1997 un examen aboutissant à un titre, commun à l’ensemble des écoles de la Fédération : le Certificat FNEIJMA .
En 2006, pour officialiser cette validation, la fédération entamait la constitution d'un dossier :
- une étude sur l'emploi des titulaires du certificat Fneijma (1997/2006),
- un référentiel d'artiste musicien des musiques actuelles sur 3 niveaux (débutant, confirmé, expert),
- une note sur l'environnement professionnel des musiciens des musiques actuelles.
En février 2008, le titre a été validé par la CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle)
 
(*1) la Fneijma a réalisé une étude emploi concernant les artistes musiciens ayant obtenu le Certificat de 1997 à 2006.
(*2) La Fneijma a réalisé un référentiel d'artiste musicien des musiques actuelles.
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