Décentralisation des enseignements artistique
Mesdames
et Messieurs, Sénatrices, Sénateurs,
Le
29 octobre prochain une nouvelle proposition de loi de la Sénatrice Madame
Morin-Desailly relative à la décentralisation des enseignements artistiques
(N°588) sera soumise au débat de votre commission.
Notre
fédération demande que soit prise en compte la réalité du secteur de la
formation dans le domaine des musiques actuelles notamment :
- par
le respect des équilibres entre les propositions Privé / Public sur un
territoire
- l’incitation
aux partenariats entre secteur associatif et conservatoire
- la
représentation des acteurs de droit privé intervenant dans le domaine de
l’intérêt général au sein de la commission régionale des enseignements
artistiques
Voir la lettre
Monsieur le Sénateur,
Vous allez examiner le 29 octobre prochain
une nouvelle proposition de loi de
La récente étude sur « Les nouvelles pratiques culturelles
des français à l’heure d’Internet » publiée par le département des études,
de la prospective et des statistiques du Ministère de
Au même moment par contre, les pratiques en amateur de la
musique résistent plutôt bien, puisque plus d’un quart des français déclarent
pratiquer un instrument de musique.
Concernant la proposition de loi de
Madame Morin-Desailly, (qui fait suite à son rapport (N°458)
fait au nom de votre commission des affaires culturelles en juillet 2008), dans
son exposé des motifs, elle indique que « le
réseau des conservatoires et des écoles de musique a pour mission de former des
futurs musiciens professionnels (pour environ 2% des élèves concernés) et de
permettre le développement des pratiques amateurs » qui rassemblent
donc 98% des élèves concernés !
Le communiqué qui accompagne la
proposition de loi, propose notamment « la
constitution d’une commission régionale des enseignements artistiques qui
associera l’ensemble des partenaires afin d’organiser de manière cohérente et
dans le sens de l’intérêt général, le parcours des élèves depuis la pratique
amateur jusqu’à la formation professionnelle ».
Notre
fédération,
La formation dans le domaine des
musiques actuelles s’est construite à l’initiative du secteur associatif et
dans un équilibre fragile entre secteur public et secteur privé. Un certain
nombre de nos écoles ont des conventions qui les lient à leur ville et à leur
conservatoire et chaque fois que la dynamique territoriale le permet, nos
adhérents travaillent à la complémentarité et au partenariat Public / Privé.
La
mise en place des futurs Cycles d’Orientations Professionnelles, prévus dans
cette nouvelle proposition de loi ne peut se faire qu’en tenant compte de cette
réalité historique, d’autant plus que certaines écoles de
Nous vous demandons, lors de l’étude
ces jours prochains de la proposition de loi de Madame Morin-Desailly, que soit
prise en compte la réalité du secteur de la formation dans le domaine des
musiques actuelles notamment :
- par le respect
des équilibres entre les propositions Privé / Public sur un territoire
- l’incitation
aux partenariats entre secteur associatif et conservatoire
- la
représentation des acteurs de droit privé intervenant dans le domaine de
l’intérêt général au sein de la commission régionale des enseignements
artistiques
-
une attention
particulière à la place de la formation aux musiques actuelles (parent pauvre de
ce secteur)
Vous remerciant par avance, nous
sommes à votre disposition pour revenir ensemble sur ces sujets dans les
meilleurs délais.
Dans cette attente, veuillez
recevoir, Monsieur le Sénateur, l’assurance de nos sentiments les plus dévoués.
Pour
Le
Gilles
Labourey
(RAPPEL) Décentralisation des enseignements artistique
Catherine Morin-Desailly, sénatrice, avait déposé au sénat un rapport d’information sur la décentralisation des enseignements artistiques intitulé « Décentralisation des enseignements artistiques : des préconisations pour orchestrer la sortie de crise » (voir page 5 ci-dessous). Elle vient de déposer sur le bureau du sénat une proposition de loi visant, selon son projet, à « débloquer la situation et se donner les moyens d’une véritable ambition pour les enseignements artistiques »
Malgré cette louable intention, le projet occulte une dimension fondamentale de l’enseignement artistique en France : plus des 3/4 des activités de ce secteur (en nombre d'élèves, d'enseignants, d'écoles) relèvent de structures de droit privé, associatives pour la plupart…. dans la continuité du texte initial de 2004...Télécharger le projet de loi 2009












